Une brève présentation

Le marathon de Metz est une très belle course organisée dans la jolie ville qu’est Metz. Le parcours vous fait passer par des petites ruelles pavées de la vieille ville à l’architecture gothique. Organisé traditionnellement au mois d’octobre à peu près à la même période que le marathon de Berlin, le 20km de Paris ou encore le marathon de Lyon, cette course jouit de conditions climatiques particulièrement propices pour faire des bons temps.  Même si la préparation (majoritairement en été)  est particulièrement ardue en termes de température,  surtout par temps de canicule.

Le marathon de Metz a été une expérience qui a changé ma vie ! Je me suis lancée dans cette course à reculons, avec beaucoup d’appréhensions, même si j’avais toujours voulu relever ce défi. J’y ai mûrement réfléchi après avoir fait plusieurs compétitions de semi-marathon (de Grand Nancy) et par conséquent amélioré mon temps sur 21 km. Je suis passée de 2h au 21eme km (en 2013) à 1h47 (en 2016) puis à 1h41(en 2017). Les semi-marathons étaient mes courses de prédilection à chaque rentrée et je commençais à prendre du plaisir à chaque compétition.

A partir de ce moment là, je pensais être capable d’aller au delà de cette distance et je ressentais le besoin de tester mes limites et explorer au delà de ma zone de confort.

Préparation

J’ai fait une préparation classique, seule hors club. La préparation durait 12 semaines durant lesquelles on habitue son corps et à enchaîner des kilomètres. En général je faisais 2-3 fractionnés en semaine (en pente, fractionnés longs, courts et moyens) et une sortie longue  (le week-end). J’ai omis de faire des sorties longues spécifiques et je ne suivais pas forcément tout à la lettre. J’avais trouvé cet entrainement sur un magazine dédié à la course. A cette époque j’étais pas spécialement à la recherche de la performance, je voulais juste faire moins de 4h au marathon ! Le plus dur de la préparation était la régularité dans les entraînements : il fallait tout concilier:  travail, études et vie sociale.

Alimentation

Etant végétalienne, j’ai du adopter une alimentation riche en féculents, riz, pâtes et pommes de terre. Mais également une alimentation riche en légumes, en fruits et une complémentation de fer.

Le jour J

J’avais le sentiment d’aller à l’abattoir, en effet, j’avais réellement peur d’échouer. De ne pas être à la hauteur… Tout marathonien le sait, cette peur d’être déçu, après des mois de préparation et de sacrifices. Mais finalement, tout s’est bien passé, j’étais sereine, l’ambiance était bonne, une belle énergie collective de quelques milliers de personnes nous guidait! Cette ambiance est inégalable et c’est pour cette raison que j’adore les compétitions de course!

Sur quasi toute la distance, je n’avais pas ressenti de gêne ni de douleur, j’avais juste eu des crampes au 38eme km, mais le plus dur était passé. J’ai trouvé la force de continuer les larmes aux yeux et franchir la ligne d’arrivée sous une fraîche pluie d’octobre. Bilan de ce 1er marathon : 3h52mn.

J+1

Après la course, j’ai eu quelques courbatures, qui se sont estompées en moins d’une semaine. J’ai repris la course deux semaines plus tard.

Conclusion

Que vous dire de plus si ce n’est que je vous conseille ce marathon! Et plus généralement, je vous conseille de tenter au moins une fois cette expérience dans votre vie. Je pense que vous ne serez pas déçus !