Le jeûne n’est pas uniquement une pratique religieuse ni une pratique de secte ! Et au risque de me faire passer pour une gourou ou illuminée, je tiens à rapporter ces bienfaits sur la santé et certaines maladies « modernes ». Le jeûne est d’ailleurs approuvé par des nombreux naturopathes, médecins et scientifiques. Des multiples études, documentaires et reportages ont été réalisés afin d’évaluer les bienfaits de cette pratique.

Avant toute chose, je tiens à mettre en garde toute personne qui lira cet article. L’avis qui suit dans cet article n’engage que moi, il s’agit de mon expérience et je n’encourage personne à adopter mon mode de vie ni à suivre mes conseils. Je vous encourage plutôt à vous faire votre propre avis, à vous renseigner, croiser diverses sources d’informations, expérimenter différentes choses et être surtout à l’écoute de votre corps. C’est la seule manière de savoir ce qui pourra être réellement bon pour vous.

Kesako ?

Le jeûne c’est tout simplement le fait de ne pas se nourrir : le jeune peut être sec ou hydrique, selon les besoins et les objectifs attendus. Il peut durer quelques heures à un ou plusieurs jours. On parle également de jeûne intermittent qui consiste à supprimer le repas du matin et/ ou de midi mais aussi le repas du soir.

Comment ça marche ?

On sait maintenant que la digestion mobilise une quantité  importante d’énergie  de par la complexité des processus qu’elle enclenche. L’organisme est très fortement sollicité pendant cette phase. Ce processus est d’autant plus long et énergivore que les aliments plus difficiles à digérer. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en général la plupart de personnes, ont une baisse de régime et ont sommeil après un lourd repas. Pendant que les aliments sont digérés, cette énergie n’est pas utilisée de manière optimale dans d’autres processus de l’organisme comme la régénération cellulaire ou les mécanismes anti-inflammatoires (naturels).

Une abondance de nourriture et de médicaments

A notre époque, nous avons une quantité très importante de nourriture à notre disposition. De plus, les aliments consommés pour la plupart ne sont pas adaptés à notre organisme : produits industriels,  aliments sucrés, fast-foods, gras trans, les hormones de synthèse dans la viande et le lait, pesticides, alcool, etc. Ces aliments finissent par provoquer à moyen et long terme diverses maladies, allergies et processus inflammatoires tels que les démangeaisons cutanées, acné, problèmes respiratoires, maux de ventre, migraines, prise de poids,  rétention d’eau, soucis circulatoires, problèmes hépatiques et même des problèmes nerveux, malheureusement la liste est longue.

Pour traiter ces symptômes, la plupart de personnes se tournent vers des médicaments pour soulager rapidement les problèmes et c’est tout à fait compréhensible. Malheureusement, elles finissent par se retrouver dans un cercle vicieux, puisque les médicaments ne sont pas non plus des substances anodines. Certains médicaments ou traitements comme les pilules contraceptives, aggravent le problème et à long terme on se retrouve non plus avec une maladie mais plusieurs maladies plus ou moins graves, à cause d’une accumulation de substances toxiques dans l’organisme.
Tout a une limite, les capacités d’élimination de notre corps aussi : au bout d’un moment les reins, le foie, les intestins, les glandes surrénales, ne jouent plus leur rôle correctement. Et le dysfonctionnement de l’un entraine la sur sollicitation/dysfonctionnement de l’autre.

Comment sortir de ce cercle vicieux ?

Pour sortir de ce cercle vicieux, il est important de comprendre son corps et d’être à son écoute, d’évaluer comment il fonctionne, pourquoi on a une telle ou telle réaction, à une telle ou telle substance / mode de vie et/ou aliment. C’est de cette manière qu’on peut trouver et identifier la CAUSE, autrement dit la source du problème. La seule manière de traiter définitivement un problème, c’est de le traiter à la source et cela n’est pas valable uniquement pour la santé d’ailleurs 😉 . Le corps est la seule demeure dans laquelle on est obligé de rester toute sa vie, alors autant en prendre soin.

Et le jeûne dans tout ça ?

Le jeûne est une sorte de « reset » de l’organisme, à condition d’être fait intelligemment. Il permet de soulager les organes responsables justement de l’élimination des toxines mais aussi de mobiliser l’énergie (qui n’est plus utilisée pour la digestion) pour regénérer et traiter les inflammations. D’ailleurs le jeune sec est particulièrement efficace pour traiter les inflammations cutanées notamment. Pour ma part, je pratique régulièrement le jeûne intermittent, mais je ne fais jamais de jeûne de plusieurs jours. Etant assez mince, cela peut être dangereux et contre-productif. Je préfère soigner au maximum et dans la mesure du possible mon mode de vie et mon alimentation et recourir au jeûne qu’en cas de nécessité.

Quelques règles à suivre :

  • Etre dans des dispositions favorables : je vous conseille de le faire par exemple un ou deux jours, le week-end et de vaquer tranquillement à vos occupations
  • Commencer par un jeûne intermittent : le jeûne intermittent ne constitue pas de réel danger et peut être très efficace. En cas de doute cependant je vous conseille de vous référer à votre médecin !
  • Manger des aliments sains à la reprise alimentaire :  aliments contenant des fibres, des fruits, des légumes et des bonnes sources de gras et protéines
  • Activités sportives modérées possibles pour le jeune intermittent – soyez doux avec votre corps, pas de HIIT ou fractionnés !

Limites du jeûne

Le jeûne,  passé un certain nombre de jours (sans interruption), pour les plus motivés peut être très dangereux, il peut se décliner en plusieurs phases, dont les durées varient en fonction de votre taille, poids, taux de masse grasse etc. Un accompagnement médical strict est indispensable lors de privations de plusieurs jours.

  • Phase 1 : 36 premières heures +/-
    Durant cette phase, votre corps puise dans les réserves de glucides de votre corps – glycogène dans les muscles et le foie.
  • Phase 2 : 36 à 48 heures environ
    A partir de ce moment, une fois les réserves de glucose épuisées, l’organisme « tape » dans les réserves de graisse, autrement dit, les lipides.
  • Phase 3 : à partir de 3 à  4 semaines, selon la constitution
    Les réserves de gras sont épuisées, l’organisme commence à « taper » dans les protéines, la fonte musculaire est engagée. Sans apport nutritionnel le catabolisme n’est pas suivi par une phase anabolisante. La fonte musculaire atteint donc le principal organe qui est le cœur !  Il faut savoir que passé un certain stade l’organisme adopte le mode survie, de ce fait, même si l’on se remet à s’alimenter, le corps continuera de puiser dans les protéines une fois ce mécanisme enclenché. Ce qui est fatal.

En savoir plus sur les phases du jeûne.

En conclusion, un petit jeûne intermittent de temps en temps, une bonne hygiène de vie et on évite de traiter plusieurs problèmes de santé graves plus tard.